Pour Vincent, 1988
Huile, collage sur bois, 98 x 200 cm et 50 x 60 cm
"Enfant,
je recopiais les reproductions de Van Gogh avec de la gouache
tartinée au doigt. Dans l'éblouissement du jaune je me rêvais
peintre. Il me donnait cet élan naturel et cette force évidente
de pouvoir modifier le monde par la peinture.
Cette révélation
passée cela devint beaucoup plus compliqué. L'on perd Van Gogh
comme nos rêves fantastiques d'adolescence et c'est pour cela
que l'on y pense toujours. Quand ma peintures'encroûte et m'enferme
il me donne à nouveau l'espoir que tout est possible.
J'ai peint
ce tableau avec un masque de "papier mâché" offert par un interné
de l'hôpital psychiatrique de Montpellier et la dernière scène
de "Pierrot le fou" de Godard. Le visage barbouillé de bleu outremer
où il se fait exploser à la dynamite pour rejoindre le soleil
jaune citron."
Alain Clément.
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